Courtier en prêt immobilier : comment choisir ?

Longtemps à la traîne par rapport à nos voisins, les Français se tournent désormais de plus en plus souvent vers un courtier en prêt immobilier. Cet intermédiaire s'impose en effet comme un expert du crédit et devrait vous faire gagner pas mal d'argent et de temps. A condition de faire le bon choix...

Emprunteur face à son courtier en prêt immobilier

 

A la question « faut-il passer par un courtier en prêt immobilier ? », on serait tenté de répondre « Oui ». Car, en théorie, le recours à ce professionnel du crédit ne présente que des avantages.

Les avantages du courtier en crédits

– C’est d’abord un spécialiste du prêt immobilier. Il ne fait que cela ! A la différence d’un banquier qui doit aussi vendre des produits d’épargne, du téléphone, de la santé, de l’alarme et gérer des comptes bancaires…

– En tant que professionnel, le courtier maîtrise par ailleurs certains montages financiers, souvent bien plus intéressants que de simples prêts classiques.

– Enfin, s’adresser à un courtier signifie gagner du temps et économiser beaucoup d’énergie. Inutile en effet de poser une ou plusieurs journées de RTT pour négocier avec toutes les banques de la place. Le courtier s’en chargera pour vous.

Et, qui dit un seul interlocuteur… dit très souvent : un seul rendez-vous au cours duquel vous exposez votre projet. Ensuite, c’est l’affaire de ce professionnel. Les garanties, l’assurance décès et invalidité, le lissage des mensualités ou bien les intérêts intercalaires… à lui de s’en débrouiller. Car le seul objectif que vous lui fixerez, c’est de vous trouver le meilleur prêt, aux meilleures conditions.

Courtier sans frais, ni honoraires…

A l’Atelier du crédit, nous avons décidé de ne prélever ni frais, ni honoraires. Pour l’emprunteur, notre intervention est donc totalement gratuite.

Cette liberté nous permet non seulement de négocier au mieux les conditions de taux, d’assurance et de garantie auprès des banques et des établissements financiers. Elle nous oblige aussi à vous accompagner dans tous les étapes de votre projet immobilier. Qu’il s’agisse d’un rachat de crédit ou d’une opération visant à financer l’achat ou construction de résidence principale et secondaire, un investissement locatif, un prêt hypothécaire, le paiement d’une soulte, le financement de travaux, un prêt relais ou une renégociation de crédit…

Si votre projet se situe en Seine–et-Marne (77) et plus particulièrement à Melun, Montereau Fault Yonne, Provins, Fontainebleau, Nangis, Moret sur Loing mais aussi Nogent sur Seine… n’hésitez pas à nous interroger.

Seulement voilà, la réalité est parfois un peu différente. Alors, pour éviter les déconvenues, voici quelques précautions à prendre.

1) Choisir un bon courtier, c’est d’abord vérifier qu’il est bien inscrit à l’Orias en qualité d’Intermédiaire en Opérations de Banque et Services de Paiement (IOBSP) et qu’il est bien couvert par une assurance en responsabilité civile professionnelle. C’est essentiel ! La RC Pro protège ainsi le client contre les erreurs, fautes et oublis que pourrait commettre un courtier en prêt immobilier.

2) Interrogez-le ensuite sur le nombre d’établissements avec lesquels il opère ! Les mandataires exclusifs par exemple ont l’obligation contractuelle de ne travailler qu’avec un seul établissement. Inutile de préciser que ce mode opératoire ne favorise guère la concurrence.

3) Exerce t-il son activité en agence ou seulement à distance, via internet ?
Un courtier en agence reçoit ses clients physiquement et peut même se déplacer à leur domicile. C’est lui qui trouve le bon montage, constitue le dossier, l’instruit et le défend auprès du banquier. Pour l’emprunteur, une telle prise en charge… de A à Z, jusqu’à la signature de l’acte authentique si nécessaire, présente un véritable avantage.

Le courtier à distance peut certes faire la même chose (ou presque !) mais par téléphone. Et si certains d’entre eux (ils sont rares !) montent le dossier et procèdent de la même manière pour sélectionner les banques, d’autres – beaucoup plus nombreux – se contentent de vous rediriger vers leurs partenaires bancaires à qui ils ont simplement communiqué votre dossier pour étude. Il vous appartiendra alors de faire tout le travail à leur place. C’est-à-dire, vous déplacer mais surtout défendre seul votre dossier.

4) Les honoraires. Habituellement, un courtier perçoit une double rémunération : des honoraires payés par le client (c’est-à-dire l’emprunteur) et une commission versée par la banque. Laquelle varie de 0,80 % à 1 % du montant du prêt (généralement plafonnée).

On pense souvent qu’une absence d’honoraires masque une moindre qualité de service et que cela cache forcément quelque chose. C’est effectivement le cas chez certains courtiers en ligne qui se contentent simplement de transmettre votre dossier à leurs partenaires bancaires… sans même le défendre. Ici, absence de frais rime souvent avec service au rabais !

A l’opposé, les honoraires pratiqués par les grandes enseignes du courtage sont généralement 2 à 3 fois supérieurs à la moyenne. La raison ? Le statut très particulier des agents commerciaux chargés de vendre du prêt et des méthodes de commercialisation qui font la part belle aux apporteurs (agents immobiliers et consorts). Autant de charges et de frais qui seront prélevés sur le client.

De préférence, on écartera les courtiers dont les honoraires dépassent 5 à 600 €. Surtout s’ils se contentent seulement de jouer les télégraphistes.

5) Quelle est la réputation du courtier ? C’est certainement le critère de choix le plus important. N’hésitez pas à interroger vos amis ou bien votre notaire. Prenez également un premier rendez-vous avec le courtier. Un rendez-vous informel… donc gratuit. Juste pour connaître son mode de fonctionnement, sa disponibilité, comment il se rémunère et quelles sont ses compétences techniques.

Beaucoup de personnes nous interrogent et se demandent s’il faut se fier aux recommandations de son agent immobilier ? La réponse est : pas toujours, hélas.
Car la plupart d’entre eux sont commissionnés par les courtiers. C’est le cas notamment des grands réseaux d’agences immobilières. Parfois même, agent immobilier et banque ne font qu’un. C’est le cas en particulier de Square habitat qui n’est autre que l’agence immobilière du Crédit Agricole.

Méfiance donc ! Surtout lorsque l’insistance à vous conseiller tel ou tel courtier est telle que cela frôle l’indécence.

6) L’assise de l’entreprise. Logiquement, on pourrait croire qu’un courtier réalisant des centaines de prêts bénéficie de conditions privilégiées auprès des banques. En fait, il n’en est rien. Qu’ils soient petits ou grands, exerçant leur activité seuls ou au sein d’une grosse structure, les courtiers sont tous logés à la même enseigne et bénéficient des mêmes conditions.
En revanche, les petites structures n’ont pas d’autre solution pour exister que d’être plus efficaces et plus attentives à leurs clients. Avec très souvent, une approche originale de la profession. A ne pas négliger donc.

7) Faut-il consulter plusieurs courtiers ? Réponse de normand : pourquoi pas ? Mais celui à qui vous allez confier votre dossier risque de ne pas apprécier la démarche. Pas sûr non plus qu’il accepte de se « décarcasser » s’il sait que vous faites la tournée des popotes dans l’espoir de retenir le meilleur d’entre eux.
En tout cas, pas question de signer plusieurs mandats de recherche auprès de courtiers différents. Car il est une règle dans la profession qui veut que le premier arrivé soit le premier servi. En clair, un courtier ne pourra pas présenter et défendre votre dossier si celui-ci a déjà été déposé par l’un de ses confrères.

Les questions à poser à votre courtier :Atelier du créditAutre…
Etes-vous inscrit à l’Orias ?Oui
Etes-vous mandataire exclusif ou travaillez-vous avec plusieurs banques ?Pas d’exclusivité
Etes-vous indépendant ?Oui
Exercez-vous votre activité en agence ?Oui
Et sur internet ?Oui
Allez-vous prendre en charge notre dossier de A à Z ?Oui
Percevez-vous des honoraires ou des frais ?Non
Votre intervention nous sera-t-elle facturée ?C’est gratuit
Commissionnez-vous les agents immobiliers ?Non
Votre mandat de recherche précise-t-il clairement
les conditions du prêt que vous allez nous obtenir ?
Oui
Etes-vous qualifié pour mettre en place une délégation d’assurance ?Oui
Sous quel délai répondez-vous à une demande ?48 h maxi